Assemblée générale de la FNC, Avignon (Vaucluse)

Cette conférence proposait d’aborder les chasses dites « traditionnelles », faisant usage d’engins et non d’armes, sous l’angle des dispositifs de leurre qu’elles mettent en place. Après avoir démontré que la vacuité du qualificatif de « traditionnel » pour définir ces pratiques, la conférence revenait sur leur fréquente assimilation à des pratiques de « piégeage » : sur le plan légal, cette qualification relève de l’amalgame ; sur le plan technique, cette caractérisation apparaît également trompeuse et souvent erronée. Le piège en effet fait-il toute l’agentivité de ces pratiques ? En comparant différentes pratiques de capture d’oiseaux en France et à travers le monde, la conférence plaidait pour une restauration de la notion d’oiselage, qui a le mérite de souligner la dimension relationnelle de ces pratiques. Celles-ci s’avèrent en effet fondées à la fois sur la manipulation éthologique des caractéristiques des biotopes investis ainsi que, dans de nombreux cas, sur l’investissement dans des relations complexes de coopération avec des oiseaux auxiliaires préalablement capturés et qui, en vertu de leur statut d’auxiliaires, ne sont jamais ni mis à mort, ni mangés. La conférence abordait pour finir les évolutions contemporaines de l’éthique de chasse : comment modèle-t-elle les schèmes de relations aux oiseaux chez les oiseleurs contemporains ?